mardi 29 septembre 2009

La jungle de Calais



L'opération de démantèlement des campements de migrants sans papiers près de Calais a eu lieu mardi 22 septembre tôt dans la matinée. Devenue emblématique de la détresse des clandestins cherchant à tout prix à passer en Angleterre, qu'ils perçoivent comme un eldorado, la "jungle" était située à proximité des axes empruntés par les poids lourds en attente d'embarquer sur les ferries qui traversent la Manche.

Entre 700 et 800 migrants, dans leur immense majorité de jeunes Afghans de l'ethnie pachtoune, y vivaient avant l'annonce de son prochain démantèlement par le ministre de l'immigration, Eric Besson, le 16 septembre. Selon les associations humanitaires, des centaines de migrants ont quitté la "jungle" au cours des dernières semaines pour échapper à l'arrestation.

La nuit :

A 7 h 30, les migrants ont été prévenus de l'évacuation par des mégaphones. Ils se sont aussitôt placés derrière des banderoles, préparées à l'avance et rédigées en anglais et en pachtou. "Nous avons besoin d'un abri et de protection. Nous voulons l'asile et la paix. La jungle est notre maison", proclame l'une d'elles.

L'évacuation :

Après la police, c'était au tour des bulldozers d'entrer en scène :

Les bulldozers :

Une deuxième phase de l'opération va commencer avec le déblaiement de toutes les installations de fortune où ont vécu jusqu'à 800 migrants à la fois, depuis la fermeture du centre de la Croix-Rouge de Sangatte (Pas-de-Calais) en 2002.

Un collectif d'associations dont la Cimade, le Secours catholique et Amnesty International a dénoncé ces nouveaux projets de démantèlement, qualifiant la méthode d'"inefficace". "Détruire les abris, c'est provoquer l'éparpillement des camps, livrer les migrants aux réseaux mafieux et ne rien régler sur le fond. C'est persister dans l'erreur de 2002" (fermeture du camp de Sangatte), estime le collectif.


Pandémie de Grippe H1N1

Du 14 au 20 septembre 2009, l’incidence des consultations pour grippe clinique estimée par le Réseau Sentinelles continue d’augmenter à 262 cas pour 100 000 habitants - le seuil épidémique est de 90 cas pour 100 000 habitants.

Au niveau international, le virus A (H1N1) 2009 continue à être le virus grippal prédominant dans les deux hémisphères. Dans l’hémisphère Sud, la vague épidémique A (H1N1) 2009 est en train de prendre fin. A l’exception de quelques pays, la tendance est à la baisse en zone intertropicale.

Au cours de la semaine du 14 au 20 septembre en France métropolitaine

  • 1 décès de malades porteurs du virus A (H1N1) 2009
  • 20 épisodes de cas groupés confirmés signalés.

Depuis le début de l’épidémie en France

  • 29 décès de malades porteurs du virus A (H1N1) 2009 (dont 6 en métropole, 1 décès en Guyane, 1 en Martinique, 6 à la Réunion, 9 en Nouvelle Calédonie et 6 en Polynésie Française)
  • 243 épisodes de cas groupés confirmés en France métropolitaine.

lundi 28 septembre 2009

Où l'on creuse des tranchées...


Septembre 2009, les grands froids arrivent, dans quelques temps on va entendre partout à la TV que des SDF meurent de froid, et pourtant......

SDF. En décembre dernier, Libération dénonçait la situation faite à Lion et Sabrina, deux sans domicile fixe menacés d’expulsion par l’Agglomération d’Orléans (Libération du 23 décembre 2008). Avant les faits, tous deux logeaient, discrètement, sous la tête sud du pont de l’Europe. En guise d’étrennes, l’Agglomération orléanaise, dont le président non-élu use à satiété de métaphores religieuses, les traînait devant les tribunaux. (Lire la suite...)

Suite au tollé provoqué par cet acharnement démesuré, le jeune couple décrochait un logement provisoire en centre ville. Un auditeur de RTL, touché par leur mésaventure, leur céda même une camionnette, ce dont Lion et Sabrina rêvaient (Libération du 24 décembre 2008).

Si depuis neuf mois leur situation personnelle n’a guère évoluée (difficulté à se réinsérer, traitements médicaux lourds, vie affective chancelante...), le relief des bords de Loire, lui, s’est étrangement modifié (notre photo).

L’Agglo à majorité UMP a en effet eu recours, en lieu et place de leur ancien campement, au creusement de splendides tranchées. Ses services parlent officiellement de «travaux d’entretien» et de «mise en sécurité du site».

Et à tous les coups, il n'y aura pas un SDF, ni une association humanitaire pour les en remercier. Ces éternels ingrats.

Mourad Guichard